Romain — Poignard 'Pugio', Type Period I — République, Ier siècle av. J.-C.

10 350,00 €
TTC
Romain, République, Ier siècle av. J.-C., iron, 300 mm x 60 mm x 15 mm État: Good condition. Provenance documentée. Dossier Antikarts avec présentation, caractéristiques et traçabilité.
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Cabinet d’archéologie romaine

Description détaillée

Poignard romain « Pugio », Type Period I – République romaine, Ier siècle av. J.-C.

Poignard militaire romain en fer, identifié par la source Your Antiquarian comme un Dagger “Pugio”, Type Period I, daté de la République romaine, Ier siècle av. J.-C., dimensions 300 × 60 × 15 mm, avec documentation par radiographie numérique. La provenance indiquée par la source rattache l’objet à une ancienne galerie d’art américaine puis à l’ancienne Emeritus collection aux États-Unis, constituée entre les années 1950 et 1980 par un professeur d’université ayant occupé des fonctions de direction académique. Ces éléments donnent à la pièce un double intérêt : typologique, parce qu’elle appartient au vocabulaire de l’armement romain pré-impérial et augustéen ; documentaire, parce que la source mentionne un examen par imagerie, outil précieux pour la lecture d’un fer archéologique.

Le pugio n’est pas un simple couteau antique. Dans l’armée romaine, il constitue une arme courte, portée avec l’équipement personnel du soldat, mais son statut dépasse la seule fonction utilitaire. Le British Museum rappelle, à propos d’un poignard romain et de son fourreau de Hod Hill, que ces dagues pouvaient servir au combat si le glaive était perdu, tout en relevant aussi d’un marqueur de prestige. Cette double fonction explique la force de collection de ce type : l’objet est à la fois arme de proximité, signe d’appartenance militaire et témoin d’un monde où la discipline, la violence politique et l’identité civique se matérialisent dans le métal.

La mention « Type Period I » est centrale. Elle renvoie aux formes les plus anciennes du pugio romain, liées à la transition entre la fin de la République et la constitution de l’armée impériale. La source commerciale cite comme parallèle Saliola & Casprini, Pugio – Gladius brevis est: History and technology of the Roman battle dagger, BAR International Series 2404, p. 12, fig. A1 & B1. Ce point est important : l’expertise ne repose pas seulement sur une appellation commerciale, mais sur une typologie publiée de l’arme courte romaine, dans laquelle la silhouette, la lame, l’axe, le rapport largeur/longueur et la morphologie de la soie ou de la poignée permettent de situer l’exemplaire.

Analyse & expertise

L’analyse d’un pugio archéologique doit d’abord tenir compte de la matière. Le fer ancien est rarement neutre : corrosion, concrétions, pertes de surface, fissures, stratification de l’oxydation et densités internes déterminent la lisibilité de l’objet. La présence d’une radiographie numérique mentionnée par la source est donc particulièrement importante, car elle permet de dépasser l’apparence externe pour vérifier la continuité de la lame, la cohérence de la structure interne et l’absence de montage moderne évident. Pour un collectionneur, c’est un argument de méthode beaucoup plus sérieux qu’une simple photographie de surface.

Le profil indiqué — 300 mm de longueur pour 60 mm de largeur — correspond à une arme courte mais massive, conçue pour l’estoc. La largeur de la lame et la compacité du module renvoient à la logique du poignard romain : pénétration, rigidité, usage rapproché. Même si le pugio peut être évoqué par l’histoire politique, notamment à travers l’imaginaire de la fin républicaine, l’exemplaire doit d’abord être lu comme un objet d’équipement militaire. Sa valeur intellectuelle vient précisément de ce croisement entre technique de guerre, statut du soldat et culture matérielle de l’armée.

La datation au Ier siècle av. J.-C. mérite prudence et précision. Elle situe l’objet dans une période de transformation des équipements, entre traditions italiques, influences ibériques et standardisation progressive du matériel romain. Les recherches typologiques sur le pugio soulignent que la forme s’enracine dans des traditions préromaines ou hispaniques adaptées par Rome. Cette hybridation explique l’intérêt historique de la pièce : elle ne documente pas seulement l’armée romaine, mais aussi la capacité romaine à absorber des formes militaires provinciales et à les intégrer dans un système impérial naissant.

Le parallèle du British Museum, bien que plus tardif et britannique pour certains exemplaires, confirme la place du pugio dans l’équipement du soldat romain du Ier siècle. Les collections publiques montrent que ces armes se rencontrent dans des contextes militaires variés, parfois associées à des fourreaux très travaillés, parfois conservées sous forme de lame nue ou fragmentaire. L’exemplaire Antikarts doit donc être apprécié non comme un objet isolé, mais comme une pièce entrant dans une série matérielle bien documentée par l’archéologie militaire romaine.

Caractéristiques techniques

Objet : poignard romain, type pugio. Type source : Period I. Culture : romaine. Datation source : République romaine, Ier siècle av. J.-C. Matériau : fer. Dimensions : 300 × 60 × 15 mm. État source : bon état. Documentation source : radiographie numérique. Provenance source : ancienne galerie d’art américaine ; ancienne Emeritus collection, États-Unis, constituée entre les années 1950 et 1980 par un professeur d’université. Référence Antikarts : YA-13892. Prix source : 6 900 €. Prix Antikarts : 10 350 € TTC.

La présence d’une radiographie numérique doit être conservée dans le dossier comme preuve technique. Pour les armes en fer, ce type d’imagerie peut documenter la masse métallique restante, les zones de corrosion, les fractures ou les réparations. Il ne remplace pas une analyse métallographique, mais il constitue un niveau d’observation supérieur à l’examen photographique ordinaire et renforce la traçabilité de l’objet.

Contexte historique

Le Ier siècle av. J.-C. est l’un des moments les plus violents de l’histoire romaine : guerres civiles, professionnalisation de l’armée, montée des grands commandements, transformations de l’équipement et affirmation de l’identité militaire du soldat. Dans ce contexte, le pugio participe à la culture matérielle du légionnaire et des milieux militaires. Il n’est pas seulement une arme secondaire ; il matérialise la proximité entre guerre, statut personnel et discipline.

Le poignard occupe également une place symbolique dans l’imaginaire romain. Arme courte, dissimulable, liée à l’action rapprochée, il devient naturellement associé à la violence politique et aux gestes décisifs. Sans faire de l’exemplaire Antikarts un objet lié à un événement précis, il faut reconnaître que le type appartient à un monde où la frontière entre arme militaire et instrument de crise civique peut être culturellement chargée.

La transition de la République à l’Empire donne au pugio un intérêt particulier : il accompagne une armée qui passe d’un instrument civique à une force permanente structurée autour de fidélités, de carrières et de commandements. Une telle pièce permet donc de raconter non seulement l’histoire d’une arme, mais l’histoire d’une mutation politique.

Analyse formelle et matérielle de l’exemplaire

Silhouette : arme courte, large et compacte, cohérente avec la logique de l’estoc romain.
Matière : fer archéologique, matériau sensible dont la lecture dépend de la corrosion et de la conservation interne.
Typologie : pugio Period I selon la source, rattaché aux formes anciennes de la fin républicaine.
Dimensions : 300 × 60 × 15 mm, module puissant pour une arme de côté.
Documentation : radiographie numérique mentionnée par la source, élément essentiel pour contrôler la structure interne.
Provenance : chaîne américaine documentée par la source, avec ancienne collection académique constituée au XXe siècle.
Parallèle publié : Saliola & Casprini, BAR International Series 2404, p. 12, fig. A1 & B1, cité par la source.

Comparaisons muséales & recherche

La source principale est la fiche Your Antiquarian consacrée au Roman dagger “Pugio” Type Period I with digital X-ray, qui fournit la matière, les dimensions, la provenance, la datation, la condition et le parallèle bibliographique. La recherche muséale confirme la pertinence typologique du pugio comme arme romaine : le British Museum conserve plusieurs dagues romaines ou objets apparentés, dont un poignard et fourreau de Hod Hill, daté du Ier siècle ap. J.-C., explicitement rattaché à l’équipement des légionnaires et à une fonction à la fois militaire et statutaire.

Le rapprochement avec Hod Hill ou d’autres exemplaires muséaux ne prétend pas identifier l’objet Antikarts à un exemplaire précis. Il sert à situer la famille d’objet : arme courte de soldat, souvent associée au fourreau, inscrite dans le corpus de l’armement romain. Le parallèle bibliographique Saliola & Casprini est, lui, plus directement utile pour la morphologie du Period I, car il aborde l’histoire et la technologie du poignard de combat romain.

Sources retenues : fiche source Your Antiquarian ; British Museum, poignard et fourreau romains de Hod Hill ; Saliola & Casprini, Pugio – Gladius brevis est, référence citée par la source commerciale.

Valeur culturelle & intérêt de collection

Pour un collectionneur d’armes anciennes ou de militaria romain, un pugio de type ancien représente une pièce à forte densité historique. Il réunit la matérialité brute du fer, la typologie de l’armée romaine, l’imaginaire du légionnaire et la violence politique de la fin républicaine. Son intérêt est encore renforcé par la documentation par radiographie, qui place l’objet dans un registre d’expertise plus sérieux qu’une simple attribution stylistique.

La pièce est particulièrement adaptée à une collection centrée sur la République tardive, la naissance de l’armée impériale, les armes romaines ou les objets à forte présence historique. Elle n’est pas seulement spectaculaire par son thème ; elle est intellectuellement forte parce qu’elle permet d’aborder l’armée romaine par l’objet même que le soldat portait au corps.

NB : Les éléments de présentation visibles sur les photographies ne sont pas inclus dans la vente, sauf mention contraire. La notice repose sur la source commerciale conservée, la provenance indiquée par celle-ci, le parallèle bibliographique cité et les comparaisons muséales de type.

Cabinet d'archéologie

Fiche d'identité archéologique

Notice matérielle, chronologique et culturelle de l'objet

Référence YA-13892
Période
Romain
Date
République, Ier siècle av. J.-C.
Métal
iron
Diamètre
300 mm x 60 mm x 15 mm
Autres références
YA-13892
État de conservation
Good condition
Provenance
Ex American art gallery, Ex Emeritus collection (USA), collected from the 1950’s to the 1980’s by a distinguished university professor who served as Department head, Dean and Vice President of a major university.